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Commercialisation de produits forestiers, l’activité nourrit son homme dans plusieurs villages de Bignona

Bignona: Le commerce de produits forestiers nourrit son homme dans plusieurs villages.

Dans le cadre d’un projet intitulé 2JF, une catégorie de populations des communes de Sindian, d’Oulampane, de Kartiack, de Tenghory et de Djignaki (Bignona) est liée, depuis 2016, par un cahier de charges à deux entreprises privées de transformation de produits forestiers pour l’approvisionnement de ces dernières en matière première.

L’activité, qui s’est révélée lucrative, est en train de participer de manière significative à la lutte contre la pauvreté et à l’amélioration des conditions de vie des villageois. L’exode rural des femmes ainsi que des jeunes (garçons et filles) diminue également de plus en plus.

Les populations en question s’activent dans la collecte et le commerce de produits forestiers tels que le « madd » (Saba Senegalensis), le « ditakh » (Detarium senegalensis), le « bouye » (pain de singe). Actuellement, 2.200 personnes sont organisées et constituées en 44 GIE (Groupement d’intérêt économique). Elles ont aussi bénéficié d’une formation en techniques de bonnes pratiques forestières, agricoles et en agroforesterie grâce à l’accompagnement des services des Eaux et Forêts.

Deux centres de collecte seront construits à leur profit. Le premier, prévu à Djignaki, est en cours de réalisation. Le second sera implanté à Bignona en 2019.

L’objectif visé par le projet 2JF est l’organisation de la chaîne de valeur des produits forestiers, notamment le « madd », le « ditakh » et le « bouye », dans les communes de Sindian, d’Oulampane, de Kartiack, de Tenghory et de Djignaki où il intervient. Il entend également améliorer la qualité des produits forestiers susmentionnés. De cette manière, le projet ambitionne de valoriser les produits forestiers de la Casamance. Son chef Meïssa Aw a estimé qu’il y a beaucoup d’intermédiaires dans la chaîne de valeur et qu’il faut les diminuer dans les négociations entre acheteurs et producteurs. Et, à terme, le projet aspire à lutter efficacement contre la pauvreté, à améliorer la sécurité alimentaire et la résilience des populations.

Impacts positifs

Ce projet, d’une durée de cinq ans (2016-2020) et dont le bilan à mi-parcours a été fait dernièrement à Djignaki, est bien apprécié par les populations.

D’après ce bénéficiaire Samba Sané, par ailleurs chef du village de Diango, le commerce de produits forestiers nourrit son homme dans les cinq communes du Sud. « Nos revenus ont augmenté considérablement et nos conditions de vie se sont beaucoup améliorées », a-t-il témoigné.

Notre interlocuteur n’a pas oublié de mentionner que l’exode rural des femmes et des jeunes est en train de diminuer dans leurs terroirs.

Quant à l’adjoint au maire de la commune de Djignaki, Bécaye Diédhiou, et le sous-préfet de Kataba 1, Youssoupha Faye, ils ont révélé que l’initiative, qui a consisté en cette parfaite organisation de la collecte et du commerce de « madd », de « ditakh » et de « bouye » est en train pacifier davantage ce terroir bénéficiaire, jadis affecté par le conflit armé qui sévissait en Casamance. Outre la construction d’un magasin de stockage qui est annoncée par le projet 2JF, M. Faye a plaidé pour l’installation d’une unité de semi-transformation des fruits en vue de créer des emplois et de fixer davantage les populations dans leur terroir.

SimRadio / Économie

Source
SENEPLUS.COM
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